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Gestion de l'environnement

Les coordinateurs environnementaux estiment que la direction ne s’implique pas suffisamment dans le passage à la norme ISO 14001:2015

Voici le résultat d’une petite enquête menée auprès de 30 coordinateurs environnementaux afin de découvrir si les problèmes liés à la certification de la nouvelle norme ISO14001:2015 correspondent à ce que pensent les CE.

 

Problèmes lors du passage à la norme ISO 14001:2015

Problèmes dénoncés dans l’enquête

Problèmes rencontrés dans les audits externes

Implication du management dans le processus de transition vers la nouvelle norme ISO 14001:2015.

L’analyse contextuelle est réalisée de manière trop limitée via la méthode PEST. De plus, le lien avec l’environnement est insuffisant.

L’approche fondée sur le cycle de vie (« comment l’intégrer dans l’analyse des aspects environnementaux', jusqu’où devons-nous aller », « comment l’élaborer »...).

Dans la plupart des cas, les besoins et attentes des parties prenantes restent très vagues. Les besoins et attentes d’une multitude de clients ou fournisseurs peuvent avoir des significations différentes. Cela doit dès lors se refléter dans l’analyse des parties prenantes.

Connaissance insuffisante de la norme (« nouveau mode de pensée », « former », « former de nouveaux auditeurs »...).

La communication avec les parties prenantes dans le domaine de l’environnement n’est pas suffisamment élaborée. Il n’y a aucune communication avec les parties prenantes à propos des performances environnementales.

 

Risques et opportunités : jusqu’où doit-on aller, difficultés à définir les opportunités (les coordinateurs environnementaux sont plus familiarisés avec les risques qu’avec les opportunités).

Le système de management environnemental ne prévoit pas (ou pas suffisamment) qui doit en (ré)évaluer la portée et à quel moment le faire.

 

Absence d’approche processuelle.

Seuls les risques sont pris en compte. Les opportunités sont quant à elles oubliées. L’approche des risques neutralise dès lors les mesures préventives. La distinction entre les risques inhérents au contexte, les risques au niveau du processus et les risques au niveau opérationnel est insuffisante via l’analyse des aspects environnementaux.

 

Définition des besoins et attentes des parties prenantes.          

 

L’approche fondée sur le cycle de vie est absente ou se limite à l’analyse des aspects environnementaux. Il n’y a aucune approche fondée sur le cycle de vie au niveau de la conception et du développement, de l’achat, de l’emballage, du transport et de la fin de vie.

 

Définition des problèmes internes et externes, analyse contextuelle.

 

La gestion des compétences n’est pas suffisamment présente. Les compétences des collaborateurs fixes, des contractants et des sous-traitants ne sont pas incluses dans le système de management environnemental. Cela dépasse le cadre de la formation.

 

Mise en œuvre dans l’organisation (« transition vers le bas », « rallier tout le monde à la cause », …). 

 

Les processus ne sont pas suffisamment définis.  Les audits internes sont trop axés sur l’inspection des services et pas assez sur celle des processus. Les auditeurs internes ne connaissent pas suffisamment la nouvelle norme.  Les audits internes ne sont pas (suffisamment) réalisés selon la nouvelle norme.

 

Communication interne et externe (« comment communiquer avec les parties prenantes »...). 

 

Tous les éléments de l’évaluation de la direction ne sont pas abordés.  Ceci vaut spécifiquement pour l’évaluation des actions liées aux risques et opportunités ou des changements dans les besoins et attentes des parties prenantes.

 

Temps de transition insuffisant.         

 

Le système de management environnemental ne prévoit pas suffisamment qui communique quoi, où et quand, et ce aussi bien en interne qu’en externe.

 

 

Quels enseignements faut-il en tirer ?

  1. Certains éléments comme l’analyse du contexte et l’analyse des risques sont souvent considérés comme des problèmes similaires.
  2. Certains éléments comme la gestion des compétences des collaborateurs fixes par exemple, la définition du cadre, la communication des performances du système de management environnemental ou l’intégralité de l’évaluation de la direction ne sont (pratiquement) pas cités par les coordinateurs environnementaux, mais figurent bel et bien parmi les problèmes rencontrés dans les audits externes.
  3. Dans le cadre de l’introduction de la nouvelle norme ISO 14001:2015, le problème principal pour les coordinateurs environnementaux est l’implication du management dans la transition. Ce problème est moins rencontré dans les audits externes.
  4. L’approche fondée sur le cycle de vie est souvent considérée comme problématique et les problèmes suivants sont récurrents : jusqu’où faut-il aller, à quel moment l’auditeur externe sera-t-il satisfait, comment devons-nous l’intégrer dans l’analyse des aspects environnementaux ? Je le constate aussi dans les audits externes.
  5. La connaissance de la nouvelle norme et l’absence d’approche processuelle constituent un autre problème important.
  6. Étonnamment, selon l’enquête menée auprès des coordinateurs environnementaux, les nouveaux éléments du système comme l’analyse contextuelle ou l’analyse des parties prenantes ne sont pas considérés comme des problèmes importants dans le passage de l’ancienne à la nouvelle version de la norme. La mise en œuvre et la communication méritent également un peu d’attention, ainsi que le temps suffisant pour la transition.

 

Conclusion

La direction doit s’impliquer davantage dans le processus de transition.  Certains coordinateurs environnementaux se sentent probablement abandonnés à leur sort lors du passage à la nouvelle version de la norme ISO 14001:2015.

L’approche fondée sur le cycle de vie (ACV) et l’approche des risques (AR) sont nouvelles pour les coordinateurs environnementaux. Ils ne savent donc pas très bien comment les aborder dans leur organisation.  Le partage des connaissances est aussi un élément important : les coordinateurs environnementaux veulent le renforcer, y compris en ce qui concerne la nouvelle norme ISO 14001:2015.  Les organisations sectorielles, les institutions de formation et les coordinateurs environnementaux peuvent répondre à ce besoin.

 

Auteur: Jan Dillen / senTRAL

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